SERTRALINE oral

Dernière mise à jour : Novembre 2021


Prescription sous contrôle médical

Action thérapeutique

– Antidépresseur, inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (IRS)

Indications

– Dépression majeure, en cas d’intolérance ou de contre-indication à la fluoxétine ou la paroxétine
– Etat de stress post-traumatique sévère 

Présentation

– Comprimés à 50 mg et 100 mg

Posologie

– Dépression majeure
Adulte : 25 mg une fois par jour pendant 3 jours puis 50 mg une fois par jour. En cas de réponse insuffisante après 3 semaines de traitement, augmenter jusqu’à 100 mg par jour max.

– Etat de stress post-traumatique sévère
Adulte : 50 mg une fois par jour

Durée

– Dépression majeure : au moins 9 mois. Arrêter le traitement progressivement (p. ex. la moitié de la dose quotidienne une fois par jour pendant 2 semaines puis un jour sur 2 pendant 2 semaines). Si des signes de rechute ou de sevrage apparaissent, augmenter la dose puis la réduire plus progressivement.
– Etat de stress post-traumatique sévère : 2 à 3 mois après la disparition des symptômes. Arrêter le traitement progressivement (au minimum 2 semaines).

Contre-indications, effets indésirables, précautions

– Ne pas administrer en cas d’insuffisance hépatique sévère. Réduire la dose de moitié en cas d’altération légère à modérée de la fonction hépatique.
– Administrer avec prudence et sous surveillance en cas d’épilepsie, diabète ; antécédents d’hémorragie digestive, de troubles bipolaires, d’idées suicidaires, de glaucome à angle fermé.
– Peut provoquer :
• troubles digestifs, somnolence, fatigue, céphalées, vertiges, convulsions, dysfonction sexuelle, troubles de la vision, hyponatrémie en particulier chez le patient âgé ;
• troubles psychiques : anxiété, insomnie, agitation, agressivité, idées suicidaires ;
• symptômes de sevrage fréquents en cas d’arrêt brutal du traitement : vertiges, paresthésies, cauchemars, anxiété, tremblements et céphalées.
–  Eviter l’association avec :
• alcool (risque de sédation) ; aspirine,  AINS et warfarine (risque de saignements) ;
• médicaments sérotoninergiques : autres IRS, antidépresseurs tricycliques, ondansétron, tramadol, etc. (risque de syndrome sérotoninergique).
–  Surveiller l’association avec : rispéridone (augmentation de ses concentrations plasmatiques), médicaments abaissant le seuil épileptogène (antipsychotiques, méfloquine, etc.).
– Grossesse et allaitement : pas de contre-indication ; réévaluer la nécessité de poursuivre le traitement ; s’il est poursuivi, maintenir la sertraline à dose efficace. Surveiller le nouveau-né (risque d'agitation, tremblements, hypotonie, difficultés respiratoires, troubles du sommeil, etc.) si la mère a été traitée pendant le 3e trimestre.

Remarques

– Il est nécessaire d’attendre au moins 2 à 3 semaines pour juger de l’effet antidépresseur. L’expliquer au patient.
– Conservation : température inférieure à 25 °C -  -