Annexe 22. Vaccin BCG

Composition et présentation

– Vaccin bactérien vivant atténué
– Poudre pour injection (vaccin lyophilisé), à dissoudre dans la totalité du solvant spécifique qui l'accompagne, en flacon multidoses

Posologie et schéma vaccinal

– Se conformer aux recommandations nationales.
– Enfant de moins de 12 mois1  : 0,05 ml dose unique, dès que possible après la naissance
– Adulte : 0,1 ml dose unique

Technique et site d'injection

– Nettoyer le site d’injection à l’eau propre, ne pas utiliser d’antiseptique (risque d’inactivation du vaccin vivant), laisser sécher.
– Réaliser une injection intradermique : si l’injection est correctement faite, une papule d’aspect « peau d’orange », de 5 à 8 mm de diamètre, apparaît au point d’injection.
– Le vaccin est en général injecté au niveau de la région deltoïdienne du bras gauche, à la jonction du 1/3 moyen et du 1/3 supérieur, au niveau de l’insertion du muscle deltoïde. Se conformer aux recommandations nationales. Injecter au même endroit chez tous les enfants pour faciliter la recherche de la cicatrice.

Contre-indications

– Ne pas administrer en cas de déficit immunitaire congénital ou acquis (infection par le VIH ou statut sérologique inconnu mais symptômes compatibles avec une infection par le VIH, thérapie immunosuppressive, hémopathie maligne, etc.).
– Différer la vaccination en cas de dermatose évolutive étendue, malnutrition aiguë compliquée (vacciner à la sortie du centre de nutrition une fois que l'enfant est guéri), infection fébrile aiguë sévère (une infection mineure n'est pas une contre-indication).

Effets indésirables

– Complications ne nécessitant pas de traitement spécifique, l’évolution est pratiquement toujours favorable :
• réaction locale normale 2 à 4 semaines après la vaccination : papule puis ulcération au point d'injection, cicatrisant spontanément en 2 à 3 mois (pansement sec) et laissant une cicatrice permanente ;
• ulcère persistant avec écoulement séreux pouvant durer jusqu’à 4 mois après l’injection ;
• adénite non suppurée, le plus souvent axillaire, parfois cervicale; cicatrices chéloïdes ;
• abcès au point d’injection dû à une surinfection à germes communs (abcès rouge, chaud, douloureux) ou à une erreur de manipulation pendant l’injection ou à une trop forte dose de vaccin (abcès froid, indolore).

– Complications atypiques :
• Lymphadénite suppurative, habituellement due à une trop forte dose de vaccin, surtout observée chez le nouveau-né. L’adénopathie, dont le diamètre peut parfois dépasser 3 cm, évolue vers une fistulisation avec suppuration chronique.
• Ostéomyélite (exceptionnelle)
• BCGite disséminée, principalement chez les nourrissons immunodéprimés (110 à 417 cas/100,000 doses chez les nourrissons infectés par le VIH22,23). La mortalité peut atteindre 75% dans ce groupe24. Si une BCGite disséminée est diagnostiquée, administrer un traitement antituberculeux complet de 6 mois. Celle-ci est le plus souvent impossible à distinguer d’une TB disséminée.

Précautions

– En cas d'administration simultanée d'autres vaccins du PEV, utiliser des seringues et sites d'injection différents.
Grossesse : CONTRE-INDIQUÉ
Allaitement : pas de contre-indication

Conservation


Vaccin reconstitué : entre 2°C et 8°C pendant 6 heures maximum, à l’abri de la lumière.
Poudre : entre 2°C et 8°C, à l’abri de la lumière. La congélation est possible mais n'est pas nécessaire.
Solvant : la chaîne du froid n'est pas nécessaire à la conservation. Cependant, au moins 24 heures avant la reconstitution du vaccin, placer le solvant à une température comprise entre 2°C et 8°C pour que le solvant et la poudre soient à la même température : un choc thermique lors de la reconstitution diminuerait l'efficacité du vaccin. ne pas congeler.


Footnotes
Ref Notes
1

Bien que le vaccin ne soit ni dangereux ni contre-indiqué chez les enfants de plus de 12 mois, son bénéfice est limité (avis d’experts).