12.6 Toxicités additives des antituberculeux et antirétroviraux


Les principales toxicités potentielles communes aux antituberculeux et ARV sont :
– Les troubles hépatiques ;
– Les réactions cutanées ;
– Les neuropathies ;
– La néphrotoxicité.

Eviter si possible l'utilisation concomitante de médicaments ayant des effets indésirables communs. Cependant, le bénéfice de telles associations l’emporte souvent sur les risques potentiels. Par conséquent, si deux médicaments ayant une toxicité additive sont essentiels au traitement, il est préférable de renforcer la surveillance des effets indésirables que d’éviter l’utilisation de cette association.

Points importants :
– Les patients VIH sous isoniazide sont susceptibles de développer des neuropathies périphériques. Ces patients reçoivent donc systématiquement de la pyridoxine (vitamine B6) PO : 10 mg/jour ou 25 mg 2 fois par semaine.
– La thioacétazone est contre-indiquée en raison d’une fréquence élevée du syndrome de Stevens-Johnson chez les patients VIH et du risque de mortalité associé.
– La toxicité rénale du TDF et des médicaments injectables (kanamycine, amikacine, capréomycine) est renforcée en cas d’utilisation concomitante de ces médicaments. Le TDF n'est pas recommandé pendant la phase d’attaque du traitement de la TB pharmacorésistante, qui comprend un injectable. Si le TDF est absolument nécessaire, la créatininémie, la clairance de la créatinine et les électrolytes doivent être surveillés régulièrement.

Pour les toxicités additives potentielles des ARV et des antituberculeux, se référer à l'Annexe 13.