3.3 Antibiogramme (technique phénotypique)


Les antibiogrammes phénotypiques déterminent si une souche est résistante à un médicament antituberculeux en évaluant sa croissance (ou son activité métabolique) en présence du médicament8. Les laboratoires qui réalisent ces antibiogrammes doivent être spécialisés dans la culture des mycobactéries, être fiables et soumis à un contrôle de qualité, de la part d’un laboratoire supranational ou national de référence.

Les délais d’obtention des résultats selon la technique sont présentés dans la Section 3.5, Tableau 3.1.

La fiabilité de l'antibiogramme varie d'un médicament à l'autre. Pour les antituberculeux du Groupe 1, l'antibiogramme est très fiable pour la rifampicine et l'isoniazide mais moins pour le pyrazinamide et beaucoup moins pour l'éthambutol. Des tests réalisés dans différents laboratoires ont montré que l’antibiogramme pour les aminosides, polypeptides et fluoroquinolones est plutôt fiable et reproductible. L’antibiogramme pour les autres médicaments de deuxième ligne (acide para-aminosalicylique, éthionamide et cyclosérine) est beaucoup moins fiable et reproductible9.