Sommaire
Action thérapeutique
- Antipsychotique
Indications
- État confusionnel et intoxication alcoolique aiguë
- Psychose aiguë ou chronique
- Épisode maniaque aigu
- Agitation ou comportement agressif chez les patients atteints de psychose aiguë ou chronique, en association avec la prométhazine
Présentation
- Comprimés à 0,5 mg, 1,5 mg et 5 mg
- Solution orale à 2 mg/ml avec pipette graduée en mg
Posologie
État confusionnel et intoxication alcoolique aiguë
- Adulte : 0,5 à 1 mg 2 fois par jour
Psychose aiguë ou chronique
- Adulte : 0,5 à 1 mg 2 fois par jour. Augmenter progressivement jusqu’à 10 mg par jour si nécessaire (max. 15 mg par jour).
Épisode maniaque aigu
- Adulte : 5 mg une fois par jour. Augmenter progressivement jusqu’à 10 mg par jour si nécessaire (max. 15 mg par jour).
Agitation ou comportement agressif chez les patients atteints de psychose aiguë ou chronique, en association avec la prométhazine
- Adulte : 5 mg, à répéter après 60 minutes si nécessaire
Réduire la dose de moitié chez le patient âgé (max. 5 mg par jour).
Utiliser la plus petite dose efficace, surtout en cas de traitement prolongé.
Durée
- État confusionnel et intoxication alcoolique aiguë : la plus courte possible (max. 7 jours)
- Psychose aiguë : au moins 3 mois
- Psychose chronique : au moins un an
- Épisode maniaque : 8 semaines après la disparition des symptômes
Arrêter le traitement progressivement (en 4 semaines). Si des signes de rechute apparaissent, augmenter la dose puis la réduire plus progressivement.
Contre-indications, effets indésirables, précautions
- Ne pas administrer en cas de troubles cardiaques (insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde récent, troubles de la conduction, bradycardie, etc.), démence (p. ex. maladie d’Alzheimer), maladie de Parkinson et antécédents de syndrome malin des neuroleptiques.
- Administrer avec prudence et sous surveillance chez les patients âgés ; en cas d’hypokaliémie, hypotension, hyperthyroïdie, insuffisance rénale ou hépatique, antécédents de convulsions.
- Peut provoquer : somnolence (le signaler aux conducteurs/utilisateurs de machine), symptômes extrapyramidaux, dyskinésie précoce ou tardive, effets anticholinergiques (constipation, sécheresse de la bouche), hyperprolactinémie, prise de poids, dysfonction sexuelle, allongement de l’intervalle QT, arythmie ventriculaire, hypotension orthostatique ; syndrome malin des neuroleptiques (fièvre inexpliquée avec des troubles neuromusculaires) rare mais imposant l’arrêt immédiat du traitement.
- En cas de symptômes extrapyramidaux, tenter de réduire la dose d'halopéridol ou, si les symptômes extrapyramidaux sont sévères, associer bipéridène ou trihexyphénidyle.
- Éviter ou surveiller l’association avec :
- médicaments dépresseurs du système nerveux central (analgésiques opioïdes, sédatifs, antihistaminiques H1, etc.) ;
- fluoxétine, paroxétine, sertraline, ritonavir (augmentation des concentrations plasmatiques de l’halopéridol) ;
- carbamazépine, rifampicine, phénobarbital, phénytoïne (diminution des concentrations plasmatiques de l’halopéridol) ;
- antihypertenseurs (risque d’hypotension) ; médicaments allongeant l’intervalle QT (amiodarone, chloroquine, érythromycine, fluconazole, méfloquine, pentamidine, quinine, etc.).
- Éviter l’alcool pendant le traitement (augmentation du risque d'effets indésirables).
- Grossesse : réévaluer la nécessité de poursuivre le traitement ; s'il est poursuivi, utiliser la dose minimale efficace. Surveiller le nouveau-né pendant les premiers jours de vie (risque d'agitation, tremblements, hyper/hypotonie, difficultés respiratoires, troubles du sommeil, etc.) si la mère a été traitée pendant le 3e trimestre.
- Allaitement : si indispensable, ne pas dépasser 10 mg par jour.
Conservation
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– Température inférieure à 25 °C