RISPÉRIDONE oral

Prescription sous contrôle médical

Action thérapeutique

– Antipsychotique (neuroleptique) atypique

Indications

– Psychose aiguë ou chronique
– Episode maniaque aigu modéré ou sévère

Présentation

– Comprimés à 1 mg et 2 mg

Posologie

 Psychose aiguë ou chronique
Adulte : 1 mg 2 fois par jour. Augmenter progressivement jusqu'à 3 mg 2 fois par jour si nécessaire (max. 10 mg par jour). 

 Episode maniaque aigu modéré à sévère
Adulte : 2 mg une fois par jour, augmenter par paliers de 1 mg par jour si nécessaire (max. 6 mg par jour).

– Administrer la moitié de la dose (dose initiale et paliers) chez le patient âgé ou en cas d’insuffisance hépatique ou rénale (max. 4 mg par jour).

Durée

– Psychose aiguë : au moins 3 mois ; psychose chronique : au moins un an ; épisode maniaque : 3 à 6 semaines. L'arrêt doit être progressif (en 4 semaines), en surveillant les signes de rechute (dans ce cas, ré-augmenter la dose).

Contre-indications, effets indésirables, précautions

– Ne pas administrer en cas de troubles cardiaques (insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde récent, troubles de la conduction, bradycardie, etc.), démence (maladie d’Alzheimer p. ex.), maladie de Parkinson et antécédents de syndrome malin des neuroleptiques.
– Administrer avec prudence et sous surveillance chez les patients âgés, en cas d’hypokaliémie, hypotension, insuffisance rénale ou hépatique, antécédents de convulsions.
– Peut provoquer : somnolence, insomnie, céphalées, symptômes extrapyramidaux, agitation, anxiété, hypotension orthostatique, prise de poids, hyperprolactinémie, dysfonction sexuelle ; syndrome malin des neuroleptiques (fièvre inexpliquée avec troubles neuromusculaires), rare mais imposant l’arrêt immédiat du traitement.
– En cas de symptômes extrapyramidaux, associer du bipéridène ou du trihexyphénidyle.
– Eviter ou surveiller l’association avec :
• médicaments dépresseurs du système nerveux central (analgésiques opioïdes, sédatifs, antihistaminiques H1, etc.) ;
• fluoxétine, paroxétine, sertraline, vérapamil (augmentation des concentrations plasmatiques) ;
• carbamazépine, rifampicine, phénobarbital, phénytoïne (diminution des concentrations plasmatiques de rispéridone) ;
• antihypertenseurs (risque d’hypotension) ; médicaments allongeant l’intervalle QT (amiodarone, chloroquine, érythromycine, fluconazole, méfloquine, pentamidine, quinine, etc.).
– Eviter l’alcool pendant le traitement.
– Grossesse : réévaluer la nécessité de poursuivre le traitement ; s'il est poursuivi, surveiller le nouveau-né dans les premiers jours de vie (risque d’hypertonie, trémulations, sédation). 
– Allaitement : si indispensable, ne pas dépasser 6 mg par jour.

Remarques

– Conservation : température inférieure à 25 °C -