OLANZAPINE oral

Prescription sous contrôle médical

Action thérapeutique

– Antipsychotique (neuroleptique) atypique

Indications

– Psychose chronique, en cas d’échec ou d'intolérance aux autres antipsychotiques

Présentation

– Comprimés à 2,5 mg et 5 mg

Posologie

– Adulte : 5 mg une fois par jour. Augmenter jusqu’à 10 mg par jour si nécessaire (max. 20 mg par jour).
– Réduire la dose de moitié chez le patient âgé (max. 10 mg par jour).

Durée

– Au moins un an. L'arrêt doit être progressif (en 4 semaines), en surveillant les signes de rechute (dans ce cas, ré-augmenter la dose).

Contre-indications, effets indésirables, précautions

– Ne pas administrer en cas de troubles cardiaques (insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde récent, troubles de la conduction, bradycardie, etc.), démence (maladie d’Alzheimer p. ex.), maladie de Parkinson, antécédents de syndrome malin des neuroleptiques et de glaucome à angle fermé.
– Administrer avec prudence et sous surveillance chez les patients âgés ; en cas d’hypokaliémie, hypotension, troubles urétro-prostatiques, insuffisance rénale ou hépatique, antécédents de convulsions.
– Peut provoquer : hypotension orthostatique, somnolence, symptômes extrapyramidaux, hyperprolactinémie, prise de poids, hyperlipidémie, hyperglycémie, effets anticholinergiques (constipation, sécheresse de la bouche), céphalées, insomnie, vertige, dysfonction sexuelle ; syndrome malin des neuroleptiques (fièvre inexpliquée avec troubles neuromusculaires), rare mais imposant l’arrêt immédiat du traitement.
– En cas de symptômes extrapyramidaux, associer du bipéridène ou du trihexyphénidyle.
– Eviter ou surveiller l’association avec : 
• médicaments dépresseurs du système nerveux central (analgésiques opioïdes, sédatifs, antihistaminiques H1, etc.) ;
• ciprofloxacine (augmentation des concentrations plasmatiques de l’olanzapine) ;
• carbamazépine, rifampicine, phénobarbital, phénytoïne, ritonavir (diminution des concentrations plasmatiques de l’olanzapine) ;
• antihypertenseurs (risque d’hypotension) ; médicaments allongeant l’intervalle QT (amiodarone, chloroquine, érythromycine, fluconazole, méfloquine, pentamidine, quinine, etc.).
– Eviter l’alcool pendant le traitement. 
– Grossesse : réévaluer la nécessité de poursuivre le traitement ; s'il est poursuivi, surveiller le nouveau-né dans les premiers jours de vie (risque d’hypertonie, trémulations, sédation).
– Allaitement : si indispensable, ne pas dépasser 10 mg par jour.

Remarques

– Conservation : température inférieure à 25 °C -