SURAMINE injectable

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Sommaire

     

     
    Prescription sous contrôle médical

     

    Action thérapeutique

    • Trypanocide

    Indications

    • Phase lymphatico-sanguine de la trypanosomiase africaine à T. b. rhodesiense

    Présentation et voie d'administration

    • Flacon de 1 g de poudre pour préparation injectable, à dissoudre dans 10 ml d’eau ppi pour obtenir une solution à 10% pour injection IV lente (ou perfusion lente dans 500 ml de NaCl à 0,9%).
      JAMAIS EN IM OU SC.

    Posologie et durée

    Le traitement doit être conduit à l’hôpital sous surveillance médicale étroite.

     

    • Enfant et adulte : 4 à 5 mg/kg en une injection IV lente à J1 (dose test) puis, en l’absence de réaction après la dose test, 20 mg/kg en une injection IV lente à J3, J10, J17, J24 et J31 (max. 1 g par injection)

    Contre-indications, effets indésirables, précautions

    • Ne pas administrer en cas de pathologie rénale ou hépatique sévère.
    • Peut provoquer :
      • réaction anaphylactique : administrer une dose test avant de commencer le traitement. En cas de réaction anaphylactique, le patient ne doit plus jamais recevoir de suramine ;
      • protéinurie (toxicité rénale), diarrhée, troubles hématologiques (anémie hémolytique, agranulocytose, etc.), troubles oculaires (photophobie, larmoiement), troubles neurologiques (paresthésie, hyperesthésie palmo-plantaire, polyneuropathie), fièvre élevée, éruptions cutanées, malaise général, soif intense, polyurie ;
      • inflammation locale et nécrose en cas d’injection IM ou SC.
    • Avant chaque injection, rechercher une protéinurie : une protéinurie modérée est fréquente en début de traitement, une protéinurie massive doit conduire à diminuer les doses et modifier le schéma thérapeutique ; en cas de protéinurie massive persistante, suspendre le traitement.
    • Assurer une bonne hydratation.
    • Grossesse : malgré la toxicité de la suramine, il est recommandé de traiter les femmes enceintes atteintes de trypanosomiase à T. b. rhodesiense à la phase lymphatico-sanguine. La suramine est également utilisée à la phase méningo-encéphalitique, en attendant le traitement par le mélarsoprol, celui-ci étant contre-indiqué pendant la grossesse.

    Remarques

    • La suramine n’est pas administrée à la phase méningo-encéphalitique (sauf chez la femme enceinte) car elle pénètre mal dans le liquide céphalo-rachidien.
    • La suramine n’est plus utilisée dans le traitement de l’onchocercose en raison de sa toxicité.

    Conservation

     
    –  Température inférieure à 25 °C