CHLORAMPHÉNICOL injectable

Prescription sous contrôle médical

Le chloramphénicol est à réserver au traitement d'infections graves, lorsque d'autres antibactériens moins toxiques sont inefficaces ou contre-indiqués.


Action thérapeutique

– Antibactérien de la famille des phénicolés

Indications

– Traitement de première intention de la méningite pesteuse
– Alternative aux traitements de première intention de la peste septicémique
– Fièvre typhoïde sévère si la souche est sensible (antibiogramme récent)

Présentation et voie d'administration

– Poudre pour solution injectable à 1 g, à dissoudre avec 10 ml d'eau ppi, pour injection IV en 1 à 2 minutes

Posologie

– Enfant de 1 an à < 13 ans : 25 mg/kg toutes les 8 heures 
– Enfant de 13 ans et plus et adulte : 1 g toutes les 8 heures 

Age

Poids

Flacon de 1 g
(à dissoudre dans 10 ml)

1 à < 2 ans

10 à < 13 kg

3 ml x 3

2 à < 3 ans

13 à < 15 kg

3,5 ml x 3

3 à < 6 ans

15 à < 20 kg

5 ml x 3

6 à < 8 ans

20 à < 25 kg

6 ml x 3

8 à < 9 ans

25 à < 30 kg

7 ml x 3

9 à < 11 ans

30 à < 35 kg

8 ml x 3

11 à < 13 ans

35 à < 45 kg

9 ml x 3

≥ 13 ans et adulte

≥ 45 kg

10 ml x 3

Durée

– Peste : 10 jours ; fièvre typhoïde : 14 jours. Prendre le relais par voie orale dès que possible.

Contre-indications, effets indésirables, précautions

– Ne pas administrer chez l’enfant de moins de 1 an.
– Ne pas administrer en cas de :
• réaction allergique ou insuffisance médullaire lors d'un précédent traitement par le chloramphénicol ;
• déficit en G6PD.
– Peut provoquer :
• toxicité hématologique dose-dépendante (aplasie médullaire, anémie, leucopénie, thrombopénie), réactions allergiques. Dans ces cas, arrêter le traitement immédiatement ;
• troubles digestifs, neuropathies périphériques et optiques.
– Réduire la posologie en cas d'insuffisance hépatique ou rénale.
– Éviter ou surveiller l’association avec d’autres médicaments favorisant une toxicité hématologique (carbamazépine, co-trimoxazole, flucytocine, pyriméthamine, zidovudine, etc.).
– Grossesse : CONTRE-INDIQUE, sauf en cas de nécessité vitale, s'il n'existe pas d'alternative thérapeutique. En cas d'utilisation au 3e trimestre, risque de syndrome gris chez le nouveau-né (vomissements, hypothermie, coloration grise de la peau et collapsus cardiovasculaire).
– Allaitement : CONTRE-INDIQUE

Remarques

– Le traitement par voie orale est plus efficace que par voie injectable : les concentrations sanguines et tissulaires sont plus importantes.
– Conservation : température inférieure à 25 °C -