DIAZÉPAM solution

Prescription sous contrôle médical

– Chez le nouveau-né, ne pas utiliser cette solution mais uniquement l’émulsion de diazépam.
– Pour l’utilisation par voie IV, du matériel de ventilation doit être immédiatement disponible.


Action thérapeutique

– Anticonvulsivant, myorelaxant, anxiolytique, sédatif

Indications

– Convulsions
– Spasmes musculaires du tétanos chez l’enfant de plus de 1 mois et l’adulte
– Agitation sévère chez l’adulte

Présentation

– Ampoule à 10 mg (5 mg/ml, 2 ml) pour injection IM, IV lente (3 à 5 minutes) ou perfusion IV dans du chlorure de sodium à 0,9 % ou du glucose à 5%
– La solution injectable peut être administrée par voie rectale.

Posologie et durée

– Convulsions

   Enfant :
     Voie rectale : 0,5 mg/kg/dose (soit 0,1 ml/kg/dose) ; max. 10 mg par dose

Age

Poids

Solution à 10 mg/2 ml*

6 à < 12 mois

7 à < 10 kg

1 ml

1 à < 3 ans

10 à < 14 kg

1,25 ml

3 à < 5 ans

14 à < 19 kg

1,5 ml

≥ 5 ans et adulte

≥ 19 kg

2 ml

* Utiliser une seringue de 1 ml sans aiguille et l'introduire dans le rectum sur 2 à 3 cm ou adapter sur une seringue de 2 ml une sonde gastrique n°8 coupée sur une longueur de 2 à 3 cm. Maintenir les fesses pincées pendant quelques minutes.

     Voie IV lente : 0,3 mg/kg/dose (soit 0,06 ml/kg/dose) ; max. 10 mg par dose

   Adulte :
   Voie IV lente ou rectale : 10 mg/dose (2 ml/dose)

   Chez l'enfant et l'adulte, si les convulsions ne cèdent pas après 10 minutes, renouveler une fois la même dose quelle que soit la voie d'administration.

– Spasmes musculaires du tétanos
La posologie dépend de la sévérité des symptômes et de la réponse clinique. A titre indicatif :
Enfant et adulte :
• 0,1 à 0,3 mg/kg en IV lente toutes les 1 à 4 heures
ou
• 0,1 à 0,5 mg/kg/heure en perfusion continue sur 24 heures

– Agitation sévère
Adulte : 10 mg en IM à renouveler une fois si nécessaire après 30 à 60 minutes

Contre-indications, effets indésirables, précautions

– Ne pas administrer chez le nouveau-né (présence d’alcool benzylique) et en cas d'insuffisance respiratoire ou hépatique sévères.
– Réduire la posologie de moitié chez les sujets âgés, en cas d'insuffisance rénale ou hépatique.
– Peut provoquer :
• douleur au point d’injection, somnolence, faiblesse musculaire ;
• hypotension, dépression respiratoire, en particulier en cas d'injection IV trop rapide et d'administration de doses très élevées (tétanos) ;
• en cas de surdosage : hypotonie, léthargie, détresse respiratoire, coma.
– Eviter ou surveiller l’association avec :
• médicaments contenant de l'alcool, analgésiques opioïdes, antipsychotiques, antihistaminiques, antidépresseurs, autres anticonvulsivants, etc. (addition des effets sédatifs) ;
• inducteurs enzymatiques tels que rifampicine, rifabutine, névirapine, ritonavir, phénobarbital, phénytoïne, carbamazépine, griséofulvine, etc. (diminution de l’efficacité du diazépam) ;
• oméprazole, macrolides, ritonavir, isoniazide, fluconazole, itraconazole, etc. (augmentation des effets du diazépam) ;
• phénytoïne (modification des concentrations plasmatiques de la phénytoïne).
– Grossesse et allaitement : à éviter, sauf en cas de nécessité vitale (passage à travers le placenta et dans le lait maternel)

Remarques

– Le diazépam est soumis à des contrôles internationaux : se conformer à la réglementation nationale.
– Pour l’administration en perfusion IV, la concentration de diazépam dans le soluté ne doit pas dépasser 0,25 mg/ml (p. ex. 1 mg dans au moins 4 ml).
– Ne pas mélanger avec d'autres médicaments dans la même seringue ou perfusion.
– Conservation : température inférieure à 25 °C -